La magazine Prima d’avril 2019 consacre 2 pages sur le sujet de l’intuition et met en avant notre livre INTUITION, et si on l’écoutait vraiment ? édité chez Eyrolles.

L’article aborde les questions suivantes : “Quelle est la définition de l’intuition ?” “Comment la reconnaitre ?” “Pourquoi la suivre ?” “mental et intuition sont-ils antagonistes ?”.

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Le nouveau magazine bi-mensuel OPEN MIND consacre 4 pages à notre livre  “Intuition et si on l’écoutait vraiment ?” édité chez Eyrolles

L’article répond à toutes ces questions =>Intuition : une idée fantaisiste ou une réalité ? Comment se fait-il que nous ne savons pas ou n’osons pas écouter notre intuition ? L’intuition est la plus haute forme d’intelligence. Comment convaincre son mental qu’il faut écouter l’intuition ? Distinguer l’intuition des autres ressentis. Comment se manifeste-elle en nous ?  Comment développer l’écoute de l’intuition ?

Extrait : Au côté du QI et du QE, l’intuition est maintenant considérée comme une autre forme d’intelligence. A ce propos, en février 2017, un article intitulé « Intuition Is The Highest Form Of Intelligence » publié dans le très sérieux magazine économique américain Forbes (basé sur une série de travaux scientifiques), indiquait « Les gens intelligents écoutent leurs ressentis. Et les gens les plus intelligents parmi nous ne peuvent le faire sans exploiter le pouvoir de l’intuition ». Dans un article de sciences & Avenir de janvier 2016, on apprend que la pertinence de l’intuition a été si souvent constatée qu’en 2013, la marine américaine a lancé un programme dirigé par une neuroscientifique pour tester la capacité des soldats à améliorer leur capacité intuitive lors des missions (Enhancing Intuitive Decision making through implicit learning). Une initiative, devenue une innovation, qui est née des témoignages des militaires revenant d’Afghanistan ou d’Irak et indiquant qu’ils avaient ressenti de façon totalement inexpliquée un danger imminent immédiatement avant de tomber dans un guet-apens.

C’est pour toutes ces raisons que nous avons créé le Quotient d’écoute de l’intuition – le QEI- pour effectuer un état des lieux sur notre capacité actuelle d’écoute de l’intuition. En allant sur www.qei.fr et en répondant aux 50 questions, nous obtenons notre Quotient d’Ecoute de l’Intuition actuel. Ce quotient n’a pas pour objectif de mesurer nos capacités (nos performances !) intuitives. Il permet de mesurer si nous savons ECOUTER nos intuitions ! Si nous obtenons un score proche de 100, cela signifie que nous ne l’écoutons pas du tout et que nous avons besoin de tout contrôler !

Décidément, il semblerait que notre approche, à propos de l’intuition, plaise !

La journaliste Clémence Levasseur nous a interviewé, ainsi que deux autres personnes ayant travaillé sur le sujet de l’intuition. L’article complet ci-dessous.

Qui n’a jamais eu un flash, une idée, des sensations physiques, ou une petite voix, surgissant sans raison, et venant délivrer des informations ? C’est l’intuition, sous l’une de ses différentes formes, qui vient de se manifester. Venant du latin ≪ intuito ≫, qui signifie littéralement ≪ le dedans qui jaillit vers l’extérieur ≫, elle est définie par le dictionnaire comme ≪ une connaissance directe, immédiate de la vérité ≫. Sa particularité ? Hors de tout raisonnement, de toute logique, de toute expérience, elle arrive de façon soudaine et inattendue. Si certains sont sceptiques sur l’existence et le sérieux de l’intuition, d’autres au contraire, l’utilisent dans leur vie quotidienne ou pour prendre des décisions importantes concernant leur vie personnelle ou professionnelle. La raison ? ≪ C’est un savoir enfoui, dont la justesse est fascinante ≫ assure Helen Monnet, psychothérapeute et auteur de La Puissance de l’intuition (Larousse de Poche, janvier 2019). ≪ C’est une sorte d’intelligence universelle qui ne connait pas de contraintes temporelles ou spatiales ≫ avance Alexis Champion, fondateur, directeur de l’IRIS, l’école de l’intuition et auteur de Développez votre intuition » (Leduc.S, octobre 2018). Pour Lydie Castells, conférencière, numérologue et auteur(2) de L’Intuition, et si on l’écoutait vraiment ? » (Eyrolles, novembre 2018), « elle est un pont entre l’extérieur et nous, qui guide dans notre vie ». Et si, avec l’aide de ces trois spécialistes, nous apprenions à mieux la reconnaître et à nous en servir ?

Apprenez à la reconnaître plus grands d’entre eux s’y sont intéressés. Platon disait qu’elle « est un passage, un état supérieur de l’âme », Freud, qu’« elle est un maillon entre sensibilité et conscience, qui fait remonter des données de l’inconscient vers le conscient ». Einstein affirmait que l’intuition est « un don sacré, une divination qui traduit une vérité objective du monde ». Si vous interrogez vos proches sur ce thème, la plupart vous affirmeront qu’elle se manifeste chez eux par des poils qui se hérissent, des rêves prémonitoires, des chuchotements, de la télépathie… D’autres, qui se présenteront comme davantage rationnels, qu’ils n’en ont aucune. « L’intuition n’est pas un don réservé à quelques-uns ni une caractéristique typiquement féminine, indique Lydie Castells. Nous sommes tous dotés de cette ressource extérieure à nous et qui est là pour nous guider. Tel un sixième sens, nous pouvons la recevoir davantage. » L’intuition n’est pas une déduction : elle s’opère sans lien logique, sans interprétation, sans comparaison. Et c’est un message neutre, elle n’est pas accompagnée d’émotions, d’envies, de peurs ou de preuves. « Un jour, lors d’un entretien d’embauche, j’ai eu différentes sensations négatives, se rappelle Nadia, 43 ans. Le poste, l’entreprise, le salaire me faisaient rêver mais mon corps m’envoyait des signaux d’alarme : mal au cœur en entrant dans le bâtiment, frissons et dégoût en face du recruteur… En rentrant, j’ai préféré ne pas donner suite. Une semaine après, j’ai décidé de postuler à Londres et décroché un job. J’y vis depuis six ans et j’y ai fondé une famille : je n’ai jamais regretté ma décision ! » « L’intuition est une connaissance produite par notre corps et nos pensées, mais qui n’utilise aucun raisonnement, aucune construction intellectuelle, explique Alexis Champion. Elle peut concerner un lieu, une situation, un événement, un objet… »

Découvrez ses nombreux bienfaits L’intuition permet de se sentir profondément humain, assure Helen Monnet, elle nous aide à être qui nous sommes vraiment et à apprivoiser les facettes insoupçonnées de notre personnalité. » La plupart des artistes et des scientifiques l’utilisent pour avancer dans leurs domaines car elle permet de lâcher ce qu’ils connaissent déjà et d’accepter de sortir du cadre pour partir vers l’inconnu. C’est-elle qui a permis à Archimède, Einstein, Newton ou Pasteur de réaliser leurs illustres découvertes. « C’est un vrai plus pour la créativité, ajoute Helen Monnet car elle permet de trouver des idées, des solutions, de faire des rencontres, en allant au-delà de la logique rationnelle. » L’intuition est une forme de guide, de radar pour prendre de bonnes décisions. « L’année dernière, alors ma fille était souffrante, les médecins m’assuraient que ce n’était que l’appendicite, se souvient Charlotte, 51 ans, mais une phrase m’affirmant que c’était grave me revenait sans cesse. J’ai donc insisté pour qu’elle fasse des examens complémentaires qui ont révélé que c’était une péritonite. Si je n’avais pas écouté mon intuition, ma fille aurait pu mourir ! » En plus de pouvoir alerter face à un danger, elle nous permet de gagner du temps, d’être plus efficace dans nos actions. « Se mettre à l’écoute de son intuition est une voie de transformation intérieure, pour agir dans et sur le monde de façon plus équilibrée, avec plus l’originalité, de justesse et de pertinence, révèle Alexis Champion.

Elle peut être particulièrement utile pour mieux cerner les situations et les les personnes, pour mieux se connaître, pour se projeter davantage dans l’avenir, pour trouver un mieux-être au quotidien ou pour être davantage inspiré. »

                          Levez les freins et écoutez-la

Certains sont plus ou moins doués que d’autres pour écouter leur intuition : les expériences, l’éducation, l’histoire familiale, les croyances peuvent rendre difficile sa perception.

Mais lever ces freins est possible. « Une fois qu’on lui accorde de l’attention, l’intuition semble se manifester davantage : elle est comme un muscle qui a besoin d’être oxygéné et entraîné pour pouvoir être efficace, précise Helen Monnet. Pour s’ouvrir à l’intuition, il est primordial d’être détendu en profondeur, d’être à l’écoute de ses sensations, de son monde intérieur. » Pourfaire le vide autour de soi et dans sa tête, la méditation, la sophrologie, la pratique d’un sport, d’une activité artistique sont recommandés. Autre facteur important pour écouter son intuition, il faut être dans « l’ici et le maintenant », en ne ressassant pas le passé et en n’anticipant pas l’avenir. Autre écueil à éviter : faire de nombreuses tâches au même moment. « Si l’intuition surgit, mais que vous êtes en train de passer un coup de fil en faisant vos courses et en surveillant vos enfants, vous ne la verrez pas, met en garde Lydie Castells. Il faut savoir se poser, s’accorder du temps, se concentrer sur ce que l’on fait pour la voir quand elle survient de façon fulgurante. » L’ego peut également être un obstacle : une personne qui manque de confiance en elle, qui ne s’aime pas, qui est convaincue que tout ce qui vient d’elle n’a pas de valeur, ne sera pas en mesure d’écouter sa « petite voix intérieure », ni de la suivre. « Une personne à l’ego surdimensionné aura également des difficultés à l’écouter car elle bloquera toute remise en question, à cause de sa grande assurance et de ses certitudes », déplore Lydie Castells. Mais le principal obstacle à l’intuition est le mental. « Dans notre culture occidentale, le raisonnement et l’analyse ont pris une très grande place alors qu’ils n’ont pas toujours raison, analyse Alexis Champion. Si l’intuition nous donne une direction ou une idée, qui nous semble farfelue, nous n’allons pas lui accorder d’importance alors qu’elle peut être un précieux conseil. » « Nos besoins de comprendre, d’analyser, d’étayer nos réflexions sont tels qu’il nous est difficile de faire confiance aux intuitions qui en quelques millisecondes traversent notre esprit, regrette Lydie Castells. Or le mental et l’intuition ne sont pas à opposer, ils sont complémentaires. »

(2) avec Bernard Castells

 

Santé magazine a profité de la parution simultané de plusieurs livres sur l’intuition – dont le nôtre – pour  écrire un article de 3 pages sur le sujet : preuve que l’intuition passionne et nous en sommes bien contents ! Si cette alliée, qu’est l’intuition, pouvait être un peu plus souvent mis à l’honneur, il y aurait moins de personnes “à coté” de leur vie…

Peu importe que les différents auteurs aient des avis divergents sur la question… l’important est d’en parler, d’en discuter, de l’inclure au quotidien dans notre vie pour apprendre à l’écouter et à être plus en phase avec nous-même !

Par Laura Sengler –

Chacun de nous à un jour ressenti ce sentiment furtif venu de nulle part lors d’une situation bien particulière. Connue de tous, l’intuition reste pourtant encore un grand mystère pour la science. Et pourtant, elle tient une place importante dans notre vie si on sait lui accorder l’attention nécessaire comme l’explique Lydie Castells, auteure de l’ouvrage «L’intuition, et si on l’écoutait vraiment?».

L’intuition est un sujet qui passionne autant les scientifiques, que les grands penseurs de toutes les époques. Pourquoi cet intérêt?

Lydie Castells: «C’est quelque chose qui interroge, parce qu’on ne la comprend pas et on ne sait pas d’où elle vient. On voit bien qu’elle passe par l’être humain, le corps, le ressenti… mais ça ne provient pas d’un sens. On pense souvent qu’il s’agit d’un sixième sens, alors qu’elle n’est absolument pas une réaction au toucher ou à une vision. D’ailleurs, la plupart des penseurs et des chercheurs se sont aperçus que sans rien demander, ils pouvaient avoir de temps en temps une information qui leur tombait du ciel. Il faut savoir que 88% des prix Nobel estiment avoir fait leur découverte grâce à l’intuition. Einstein a d’ailleurs dit que c’est un don sacré.»

Il semble très difficile de déterminer l’origine de l’intuition. Quel est le point commun entre toutes les théories?

«Il y a ceux, souvent issus de la psychanalyse ou de la psychologie, qui pensent qu’il s’agit d’un pont entre l’inconscient et le conscient. Certains, comme Spinoza, estiment que c’est un pont entre notre cosmos intime et le cosmos extérieur. C’est pour ça que l’appelle le chuchotement d’une dimension universelle, parce que ça vient de l’extérieur et que ça raisonne à l’intérieur de nous.»

Ce rôle de pont est également lié à notre état de stress au quotidien.

«Ce qu’explique le Dr Fradin dans son livre ‘L’intelligence du stress’, c’est qu’un stress est provoqué lorsque l’on dénie ce que nous indique l’intuition et que l’on passe à côté de cette information.»

Comment peut-on définir l’intuition de manière générale?

«C’est l’expression d’une fulgurance que l’on reçoit pour pouvoir nous guider sur notre chemin.»

lire la suite sur https://fr.metrotime.be/2019/01/19/must-read/lintuition-cette-petite-voix-qui-nous-veut-du-bien/

L’intelligence artificielle, une chance pour ceux qui savent écouter leur intuition – Article paru dans ATLANTICO
Au travers d’événements comme la victoire de « Deeper Blue », super-ordinateur, développé par IBM ayant gagné en 1996 contre le champion du monde d’échecs Garry Kasparov, ou celle d’Alpha GO en 2016 ayant battu Lee Sedol, grand maître sud-coréen du jeu de go, nous constatons que l’intelligence artificielle (IA), par certains aspects, peut être plus puissante que cette forme de l’intelligence humaine.

Depuis trente ans, des milliards d’euros sont investis dans cette évolution technicienne – selon la vision de Jacques Ellul6 – et sont désormais utilisés dans des domaines encore insoupçonnables il y a peu. Par exemple, il était difficile d’imaginer il y a seulement quelques années que la machine pourrait être associée quotidiennement à un médecin pour diagnostiquer plus vite et avec plus de fiabilité certaines maladies (Programme Watson/IBM). Certes, les algorithmes de l’IA produisent des analyses ultra-rapides, mais c’est l’intelligence humaine qui en dernier ressort fait les choix pour le patient et définit les critères pour évaluer les actions de diagnostic et de traitement. Dans ce domaine, nous n’allons pas nous en plaindre, l’IA va libérer du temps pour que les médecins travaillent mieux sur les cas les plus complexes et améliorent la relation humaine. Par ailleurs si cela évite certaines erreurs, dues à la fatigue ou à la méconnaissance, ou si cela permet aux patients de bénéficier plus vite de traitements adaptés, alors tout le monde est gagnant.
Mais l’intelligence artificielle, c’est aussi tout l’arsenal de « ciblage » de nos modes de vie (santé, loisirs, orientations spirituelles, déplacements, opinions…) et de consommation (loisirs, déplacements, achats…) à propos desquels certains cabinets d’études avancent qu’elle pourrait aboutir à la suppression ou l’évolution de plus de 300 millions d’emplois d’ici à quinze ans. Il va être impossible de modifier ce courant. Nos enfants sont nés avec un smartphone et/ou un portable à la main, ce sont eux qui vont continuer à promouvoir ce mouvement comme ils le font déjà via les réseaux en ligne et leurs façons de vivre « branchés » en permanence.

C’est pour répondre à ces enjeux que Stéphane Trébucq, professeur des universités, titulaire de la chaire « Capital humain et performance globale » à l’université7 de Bordeaux, propose son analyse en indiquant : « L’intelligence artificielle et ses effets annoncés en termes de destruction d’emplois soulève désormais de nouveaux défis. » On a constaté que, pour se différencier et créer de la valeur au sein du système économique, il faut s’intéresser à une dimension immatérielle : le capital humain. Stéphane Trébucq précise que, dans la notion de capital humain, il ne faut pas entendre gestion des ressources humaines ou masse salariale mais la ressource à mieux accompagner, à manager, à être plus créatif, à innover pour créer des valeurs financières, sociales et écologiques. C’est par l’aptitude d’une organisation, et des hommes qui la composent, à dialoguer avec l’extérieur, à aller chercher l’information et la connaissance disponible, à s’adapter grâce aux nouvelles technologies, à avoir une meilleure stratégie, à attirer les meilleures compétences, à permettre à ses salariés de développer leurs capacités relationnelles qu’elle sera plus performante.

C’est une perspective plus réjouissante que le renoncement ou l’abattement ! Comme les entreprises, chacun d’entre nous est appelé à s’adapter à ces réalités et il y a des moyens d’y arriver en nous réorientant dans nos parcours de vie. Comme nous l’avons vu pour l’exemple médical, il reste aux êtres humains comme avantage la capacité de se servir de leurs expériences et expertises mais aussi de pouvoir utiliser deux aptitudes que n’a pas encore (!) l’ordinateur, à savoir l’intelligence émotionnelle et l’intuition. Grâce à cela, chacun va être en mesure de « prendre sa place » au sein de la vie économique et sociétale qui se dessine.

Face à ce constat, nous pouvons légitiment nous poser la question suivante : la machine peut-elle devenir cement ou l’abattement ! Comme les entreprises, chacun d’entre nous est appelé à s’adapter à ces réalités et il y a des moyens d’y arriver en nous réorientant dans nos parcours de vie. Comme nous l’avons vu pour l’exemple médical, il reste aux êtres humains comme avantage la capacité de se servir de leurs expériences et expertises mais aussi de pouvoir utiliser deux aptitudes que n’a pas encore (!) l’ordinateur, à savoir l’intelligence émotionnelle et l’intuition. Grâce à cela, chacun va être en mesure de « prendre sa place » au sein de la vie économique et sociétale qui se dessine.

Face à ce constat, nous pouvons légitiment nous poser la question suivante : la machine peut-elle devenir intuitive ? D’ailleurs, le grand maître Lee Sedol, après sa défaite, avait déclaré : « J’ai le sentiment qu’Alpha Go peut, dans une certaine mesure, imiter l’intuition humaine. » Le chercheur Sébastien Konieczny, chargé de recherche au CNRS en informatique, répond : « Parler d’intuition pour une machine est trompeur. Un ordinateur ne comprend pas qu’il joue au go, ne fait pas preuve d’intuition. Il se contente d’analyser la situation en fonction des nombreuses parties qu’il connaît, d’utiliser sa capacité de calcul et d’agir en fonction des statistiques. La machine n’a pas d’intuition, elle calcule. »

Cet extrait est tiré de “L’intuition, et si on l’écoutait vraiment ?” de Lydie et Bernard Castells, publié chez Eyrolles.

Magnifique article, écrit par Soline Delos, paru dans le Magazine ELLE, fin novembre 2018 à propos de notre livre sur l’intuition. Elle résume les huit clés pour nous permettre de mieux écouter notre intuition :

  • méditer des phrases des grands penseurs
  • identifier les caractéristiques de l’intuition
  • être attentif aux ressentis physiques
  • s’entrainer à la reconnaitre
  • dédramatiser l’échec
  • pratiquer des activités pour lâcher le mental
  • faire le vide dans sa tête
  • arrêter d’être dans le contrôle

 

Suivez votre intuition

Mystérieuse et implacable, elle se révèle un guide hors pair, comme l’expliquent dans leur livre Lydie et Bernard Castells. Ils nous livrent huit clés pour s’y connecter – par Soline Delos

Méditer des phrases de grands penseurs

Albert Einstein a dit : « La seule chose qui vaille ou monde, c’est l’intuition.» Et le génial Victor Hugo a écrit:« C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. » En effet, cette dernière ne peut se faire entendre que si on n’a absolument aucun doute sur sa fiabilité et son utilité. Y croire, c’est la voir !

Identifier ses caractéristiques

L’intuition arrive toujours en premier dans nos pensées avant les avis, les préjugés, les raisonnements. Elle est fulgurante et repart aussitôt qu’elle est arrivée, tel un éclair de conscience. Elle n’est accompagnée d’aucune émotion, ni peur ni joie extrême. Enfin, il est impossible de l’expliquer, ni de la justifier, ni d’apporter aucune preuve de sa pertinence. L’intuition se contente d’exister.

Être attentif au ressenti physique

Contrairement à ce qu’on peut croire, l’intuition peut aussi s’exprimer par le corps. A l’occasion d’une rencontre, d’une nouvelle, d’une expérience, des frissons, une impression fugace de plénitude ou une sensation désagréable au niveau du plexus, peuvent traduire une information qui nous dit « go »ou «stop». C’est ce qu’on appelle le « gut feeling » dans le monde anglosaxon, les tripes.

S’entraîner à la reconnaître

A chaque fois que vous êtes en présence d’une nouvelle situation professionnelle ou sentimentale, prenez note de la sensation qui vous traverse l’esprit, et classez-la dons l’une ou l’autre de ces colonnes : intuition, émotion, préjugé, envie. C’est ainsi que, petit à petit, on apprend à l’identifier, à la distinguer des perceptions provenant de nos émotions et de notre intellect. Et c’est en gagnant en discernement qu’on lui laisse plus de place.

Dédramatiser l’échec

Le fait de craindre de se tromper bloque l’accès à cette petite voix. Pour prévenir ces angoisses, on liste les échecs rencontrés lors d’un examen, au cours d’une mission professionnelle… et, puisque tout ce qui ne tue pas renforce, on y accole les prises de conscience positives qu’ils ont entraînées.

Pratiquer des activités pour lâcher le mental

Cela peut être des ateliers créatifs (écriture, sculpture, peinture, etc.), par exemple, où l’on se laisse d’abord guider par l’imaginaire. Et, dans tous les cas, il est important d’arrêter d’être multitâche, car si l’on téléphone en même temps que l’on regarde la télévision ou que l’on répond à une question, il y a peu de chances que l’esprit, sur-occupé, puisse capter un quelconque signal faible.

Faire le vide dans sa tête

L’idéal est de pratiquer quelques minutes de méditation chaque jour. Cela permet de se reconnecter à soi, d’être dans l’ici et maintenant, de ne pas rester bloqué dons ses émotions – déceptions, frustrations, tristesse, colère … -, et surtout de créer un vide, nécessaire pour que s’y engouffre la fulgurance.

Arrêter d’être dans le contrôle

Vouloir tout décoder, maîtriser, se focaliser sur le résultat… autant d’erreurs ! il est nécessaire d’accepter l’idée que notre mental n’a pas toutes les solutions. Quand on bute sur une problématique, faire une pause, aller marcher, se préparer un thé, c’est le meilleur moyen pour que survienne l’« eurêka » !

À lire : « L’intuition, et si on l’écoutait vraiment » de Lydie et Bernard Castells (éd. Eyrolles).